L’extension du domaine des Amazones

Je me souviens d’avoir il y a 10 ans déjà, écrit un article qui s’intitulait : « La féminisation de la société ». Il y était déjà question d’une tendance lourde. Aujourd’hui c’est un fait, une réalité, et au risque de voir les féministes et autres Femen me tomber dessus, c’est un drame.Je lisais l’autre jour sur Twitter, l’écrit d’une jeune femme que je ne connais pas, dont j’ignore tout, mais qui faisait allusion à une pratique sociétale qui semble avoir disparu, je vous le cite de mémoire : « Moi j’aime quand les hommes font le premier pas !»  Elle ne précisait pas dans quel domaine, mais on peut raisonnablement le supposer. Je me suis autorisé à lui répondre que cela devait devenir de plus en plus rare compte tenu du fait que les hommes risquent pour un oui pour un non, une accusation de harcèlement, s’ils s’autorisent ce genre de comportement. Alors bien entendu, il y aura toujours les cas d’espèce, les exceptions, les mammouths et les dinosaures vivant hors de leur époque, mais je parle d’une généralisation des comportements. D’ailleurs, n’est ce pas ce que disait Jérémie, l’un des prophètes majeur de la Bible : « l’Eternel crée une chose nouvelle sur la terre: La femme recherchera l’homme ». ( Jérémie 31/22). Ce prophète parle d’un temps où l’inversion des pouvoirs, des influences s’effectuera et ne serions nous pas en train de vivre cette période à une échelle tellement plus importante que celle des Amazones? 

Vous avez sans doute remarqué qu’aujourd’hui, il ne faut pas « draguer les filles dans la rue », parce qu’immédiatement on parle de harcèlement. Entre le syndrôme égyptien ou marocain qui consiste à agresser sexuellement des femmes en public, et ce que l’on vit en France (même si certains aimeraient importer leurs pratiques sur notre sol), il y a un monde. Par ailleurs, on crie au harcèlement pour un oui, pour un non mais lorsque « l’humoriste » Laurent Baffie, dans l’émission de Thierry Ardisson s’autorise à relever la jupe de la chanteuse Nolwenn Leroy, il est bienvenu de rire Messieurs-Dames. D ‘ailleurs je n’ai lu nulle part un commentaire des féministes de service dans les media à ce sujet. En revanche, les mêmes se sont fendues de commentaires effarés à propos d’une décision de justice concernant une fillette de 11 ans, comme si elles connaissaient le droit et les méandres du dossier. Édifiant !

Il faut reconnaître que la fille qui n’a pas son histoire de harcèlement à raconter à ses copines se sent dévalorisée. « Je veux avoir mon harceleur, manipulateur pervers narcissique » (phrase trouvée dans psychologie magazine au mieux, ou entendu dans un épisode de télé réalité) pourrait être le leitmotiv type de bien des tenants de la gente féminine aujourd’hui. A force de se prendre pour des princesses, elles veulent toutes leur harceleur, même si finalement, la plupart du temps elles n’ont à faire, au mieux qu’à des dragueurs très lourds, voire à des individus vulgaires. Mais confondre vulgarité et harcèlement, c’est grave. Sauf que juridiquement, ce n’est pas du tout la même chose. Alors s’il le faut, certaines jeunes femmes vont faire ce qu’il faut pour avoir leur histoire de « harcèlement » à raconter, ça pose son homme, heu non « sa femme » enfin bref, vous m’avez compris !

De nos jours il est malvenu quand vous êtes un garçon de vous battre et ce, dès l’école maternelle. Les gars doivent être comme les filles, plein de douceur, de prévenance, de gentillesse, ne plus se castagner comme des chiffonniers.

Personnellement, je me suis battu toute mon enfance, parfois j’ai perdu, d’autres fois j’ai gagné. Je vivais dans un quartier où il fallait se battre contre les « arabes et les noirs », donc à trois contre un. Croyez moi ou non, j’ai gardé d’excellents souvenirs de mes castagnes de gamin.

En 2017, la société exige d’un homme qu’il pleure. D’ailleurs, là encore, le discours a radicalement changé. Quand j’étais môme, pour être un homme, il fallait avoir fait son service militaire (bon j’ ai évité cette corvée, je vous l’avoue) ou alors avoir pris une cuite (je n’ai jamais connu ça). Aujourd’hui, l’homme, le vrai, se doit de ressembler psychologiquement (et parfois physiquement) à une femme, il doit savoir pleurer. D’ailleurs, certains savent très bien le faire et utilisent ces pratiques dans le but unique de manipuler les autres. Je connais d’ailleurs quelques professionnels en la matière.

Je reviens aux propos du prophète Jérémie, pour finalement le rejoindre. Les valeurs sont inversées, les repères sont perdus, les cartes sont redistribuées et les sociétés matérialistes dans lesquelles nous vivons marchent sur la tête.

Il y a 10 ans, j’avais constaté l’augmentation de la sensiblerie dans le discours médiatique en particulier. Aujourd’hui il est la règle ! Il ne faut plus tuer les animaux que nous mangeons depuis que l’homme est sur la terre, pour leur éviter de souffrir. Les adeptes du végétarisme (pratique alimentaire qui exclut la consommation de chair animale) ne sont pas loin de véhiculer des valeurs politiques visant à imposer leurs idées farfelues par la démocratie. Qu’un animal soit abattu dignement, d’accord, qu’on en arrive à parler de génocide à propos des abattoirs, c’est grave et insultant pour les victimes des génocides. Nous allons échapper (en principe) à l’écriture inclusive, qui, là aussi, visait à remettre la féminité des mots à l’honneur. Que dire de l’éventualité imbécile du changement de la conjugaison, le masculin l’emportant sur le féminin, étant devenu insupportable. Mais à qui donc ?

Il faut reconnaître que tenir un discours équilibré dans cette société, y compris lorsqu’il s’agit de partager nos valeurs chrétiennes et évangéliques devient de plus en plus compliqué, l’amour ayant pris le pas sur tout le reste. Les caméléons et girouettes en tout genre s’y retrouvent toujours, mais moi j’ai de plus en plus de mal.

La femme a sa place à part entière dans la société, ainsi que l’homme. Les opposer est grotesque et va sérieusement compliquer la vie des mâles et des femelles au quotidien. Exactement comme dans un couple quand l’homme n’en est pas un, la femme souffre de devoir supporter une double charge et l’homme souffre d’être transparent, il en ira de même dans la société et dans les règles la régissant. Et si nous revenions à la vraie vie ?

Samuel Foucart